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L'allaitement

 



Sommaire :

 

1. Dois-je allaiter ?

       1.1 Envie ou pas ?

       1.2 Assez de lait ?

2. Les vertus de l'allaitement

       2.1 Un lait à la composition idéale

       2.2 Ouste les allergies !

       2.3 Que des avantages !

3. Protéger bébé pendant l'allaitement

       3.1 Bien manger pendant l'allaitement

       3.2 Alcool et tabac

4. La tétée

       4.1 Tout une technique ?

       4.2 Suivez le guide !

       4.3 Le sevrage



1. DOIS-JE ALLAITER ?

1.1 Envie ou pas ? 

 Aujourd’hui, la tendance va à l’allaitement. Hier, elle était au biberon. Le meilleur choix ? Le votre ! Un choix personnel, physique. Un choix d’amour, toujours.

Quelques pistes pour décider :
- Profitez du début de grossesse pour réfléchir à votre envie. S’informer – auprès du gynécologue, des sages-femmes ou d’un groupe de parole – permet de décider en toute conscience, loin des préjugés et fausses idées.

- Bienfaits nutritionnels, projection dans un corps-à-corps, impact sur le couple… Bien des choses entrent en jeu dans le choix d’allaiter ou pas. En parler avec le papa, tout aussi concerné, permet de faire le point sur les envies et réticences de chacun.

- Envie ? Parlez-en à l’équipe médicale qui vous suit : sa mission est aussi de vous soutenir dans cette démarche, de vous guider vers les bons gestes et réflexes.

- Pas envie ? Un biberon donné avec plaisir vaut tous les allaitements faits dans la contrainte ou la douleur. Regards et mimiques sont échangés, des mots doux murmurés, le contact physique créé.
Allaiter en toute sérénité
Quoique naturel, l’allaitement au sein peut aussi générer questions et inquiétudes. Quelques clés pour que tout se passe le mieux possible…

Premiers accords
Durant les premiers jours, le nouveau-né tète peu : fatigué par les efforts fournis pour venir au monde, il se suffit du colostrum qui le nourrit amplement. Pas d’inquiétude donc, et profitez-en pour vous reposer avec lui et découvrir ses mimiques porteuses de sens : il ouvre les yeux, fait un mouvement de succion ? Le voilà disposé à la prochaine tétée !

 
À la maison 
 
- Priorité à la détente. Pour profiter de ce dialogue des sens entre votre corps et celui de votre enfant, pensez à vous reposer, quitte à limiter un peu les visites.
 
- Cherchez la posture la plus confortable, pour lui comme pour vous. Le dos calé dans un fauteuil et vos genoux surélevés, les bras reposant un coussin ou un accoudoir, vous accueillerez votre bébé sans vous fatiguer. Autre position de choix pour vous deux : allongez-vous sur le lit et de côté, votre main soutient les fesses de votre enfant dont la bouche se trouvera naturellement à hauteur de votre sein.
 
- Prendre son temps. Certains bébés sont rapides, d’autres lents ; certains mamelons complaisants, d’autres moins. A chacun son rythme donc et votre bébé fixera le sien. Au fil des jours, on s’aperçoit généralement que le nourrisson satisfait 90% de ses besoins lors des cinq premières minutes de tétée. Il ralentit alors son rythme de succion, signe que la mère peut proposer 10 ou 15 minutes son deuxième sein jusqu’à ce qu’il s’endorme
Les inconvénients
Avantageux par bien des aspects, l’allaitement comporte aussi ses petits tracas qu’il convient de connaître et prendre en charge.

- Parce que bébé boit souvent et à la demande, parce que le papa ne peut prendre le relais, l’allaitement exige une grande disponibilité de la mère.

 - Douleurs aux seins. Parmi les maux de l’allaitement, les crevasses – qui apparaissent chez une femme sur cinq -peuvent rendre les tétées douloureuses, provoquer de l’anxiété et faire diminuer la sécrétion lactée. Généralement dues à une mauvaise position de l’enfant, à ses « tétouillements » ou au frottement contre les habits, elles se soignent en appliquant un corps gras ou des cataplasmes. Autres tracas possibles : l’engorgement des seins – gonflés et distendus, ils requièrent alors une extraction manuelle (sous la douche chaude par exemple) – et, plus rare, la lymphangite. Cette inflammation bénigne mais douloureuse des vaisseaux lymphatiques se soigne en quelques jours et n’affecte en général pas la qualité de l’allaitement. 
 
- Le sevrage. Moment délicat dans la vie du bébé, le sevrage correspond souvent à la reprise de travail de la maman. Négocier ce virage important nécessite un temps d’adaptation – une quinzaine de jours – pour remplacer progressivement la tétée par les biberons et permettre à votre production de lait de s’adapter à ce changement.
 
- Équilibre du couple. Le sein comme organeérotique et maternel, l’allaitement et ses sensations créant un plaisir inattendu… Autant de nouveautés qui parfois bouleversent, troublent et font même baisser la libido chez la mère pendant l’allaitement.
 
- Les rares contre-indications. La plupart des maladies épisodiques (rhume, grippe...) sont compatibles avec l'allaitement sous réserve d’une prescription médicamenteuse adaptée. Par contre, l'intolérance au lactose et certaines affections graves (sida, tuberculose, psychoses…) excluent l’allaitement.
1.2 Assez de lait ?

Vous avez envie d’allaiter mais doutez de votre capacité à le faire ? Le point sur les idées fausses et les vraies bonnes nouvelles !

Le saviez-vous ?
- Pratiquement toutes les mères peuvent nourrir leur enfant en quantité et qualité suffisantes, pendant six mois au moins.
- Quelle que soit votre alimentation, votre organisme privilégie la fabrication d'un lait de bonne qualité. Bien entendu, un régime équilibré reste toujours souhaitable, encore plus en cas d’allaitement.
- Vous avez tenté sans succès d’allaiter le premier enfant ? En matière de maternité, la fatalité n’existe pas. Vous pouvez donc, si vous le souhaitez, retenter l’expérience avec le suivant.

Bon à savoir
Les seuls critères permettant d'affirmer l'insuffisance de sécrétion lactée se révèlent être la courbe de poids et le nombre de couches mouillées par jour.
Des hauts et des bas 
- On compte en général cinq semaines pour que la lactation s’installe correctement et s’adapte à la demande de l’enfant. Pendant cette période de « rodage », les petites difficultés - fatiguée, la maman peut s'énerver, souffre des mamelons ; le bébé peut, lui, sembler ne pas boire assez ou au contraire être trop gourmand - ne sont donc ni rares ni inquiétantes et s’estompent progressivement.

- Votre sécrétion de lait tend malgré tout à baisser ? Cherchez-en les raisons : retour à la maison occasionnant stress et fatigue (le lait ne sort plus correctement et le bébé s’épuise à téter), tétées trop peu fréquentes ne stimulant pas assez la lactation, mauvaise succion de l’enfant, etc. Du repos avec des siestes plus fréquentes, un changement d’installation pour la tétée, un allaitement plus fréquent aux deux seins… Généralement, ces remèdes simples et naturels suffisent à retrouver le chemin de la sérénité !
 
En cas de doute
Un bébé qui ne prend pas ou peu de poids devra être régulièrement contrôlé par un médecin. N’hésitez donc pas à consulter votre pédiatre. Celui-ci vous proposera peut-être de compléter chaque tétée par un biberon de lait maternisé.

2. LES VERTUS DE L'ALLAITEMENT
2.1 Un lait à la composition idéale

Le lait maternel contient tous les éléments nécessaires à l’organisme du nourrisson : minéraux, nutriments et vitamines y sont idéalement dosés pour apporter à votre bébé l’énergie et les protections immunitaires dont il a besoin.

Les minéraux
Fer, calcium, zinc… les minéraux jouent chacun un rôle particulier. Le fer permet la synthèse des globules rouges, le calcium contribue à la croissance osseuse, le zinc au développement cérébral. Ils sont plusfaiblement présents dans le lait maternel que dans le lait de vache, mais leur absorption par l’organisme du bébé est plus importante : 50 % du calcium et du fer contenus dans le lait maternel sont absorbés par l’organisme contre 10 % pour le lait de vache. Autre avantage du lait maternel :sa très faible teneur en sodium par rapport au lait de vache, dont un surdosage peut provoquer l’hypertension artérielle ou la déshydratation du bébé.

Les nutriments
Protides, lipides et glucides sont répartis de façon équilibrée dans le lait maternel.
- Les protides : fondamentaux pour l’immunité du bébé, ils figurent dans les proportions conformes aux besoins du nourrisson, qui les assimile et les digère mieux que celles du lait de vache. 1% des bébés développent une intolérance sévère aux protéines du lait de vache (diarrhée, allergie), 5 à 7% une intolérance bénigne (troubles digestifs divers).
- Les lipides : la moitié de l’énergie fournie par le lait maternel est contenue dans ses lipides. Si la richesse en graisses du lait maternel est égale à celle du lait de vache, la proportion d’acides gras insaturés, essentiels pour le développement du cerveau, est considérablement plus riche (jusqu’à dix fois selon les femmes) dans le lait maternel.

Les vitamines fondamentales 
Le lait maternel offre l’avantage d’être particulièrement riche en :
- Vitamine A : nécessaire aux mécanismes de la vision.
- Vitamine C : nécessaire à la résistance aux infections ; elle est présente en suffisance dans le lait maternel à condition que la mère ne fume pas.
- Vitamine E : plus présente dans le lait maternel que dans le lait de vache, la vitamine E est un puissant agent antioxydant.
- seule la Vitamine D, nécessaire au bon développement du squelette de votre bébé, est dans nombre de cas insuffisamment présente dans le lait maternel et nécessite un apport extérieur.

L’eau
Enfin, ne l’oublions pas, le lait est avant tout principalement composé d’eau ! Le lait maternel offrira la quantité d’eau nécessaire à l’hydratation du bébé, assorti d’un petit complément en cas de diarrhées, vomissement ou fortes chaleurs.

2.2 Ouste les allergies !

Si certains bébés tolèrent parfaitement le lait de vache, d’autres y sont allergiques… au sens propre !

Pourquoi une allergie au lait de vache ?
Les protéines contenues dans le lait de vache sont des molécules étrangères pour l'organisme humain. La flore intestinale du nourrisson joue en quelque sort un rôle de "barrière" en régulant les inflammations des muqueuses intestinales. Exposé à des protéines qu'il ne reconnaît pas, le système immunitaire sur-réagit.

Comment se manifeste-t-elle ?
L'allergie au lait de vache se manifeste par des troubles de la digestion (vomissements, diarrhées, douleurs abdominales), voire des poussées d'eczéma ou d'urticaire. 1 % des nourrissons développent une forme sévère d’allergie au lait de vache et 5 % une forme bénigne (simples troubles digestifs).

Pourquoi le lait maternel permet de l’éviter ?
- Parce qu’il est moins riche en protéines que le lait de vache et permet donc au bébé de forger progressivement sa tolérance immunologique. Des protéines comme la caséine, la lactoglobuline ou la lactalbumine, très présentes dans le lait de vache, le rendent hautement allergisant.
- Parce que le lait maternel contient des protéines défensives comme la méthionine, la taurine ou la tyrosine, qui aident au contraire à renforcer les défenses du bébé face aux menaces d’allergies.

Que penser des substituts ?
- Les laits hypoallergéniques : S’ils contiennent également des protéines d’origine animale, leur potentiel allergisant est diminué par l’action de l’eau (hydrolisation). Des études démontrent leur efficacité, mais même s’il est réduit, le risque d’allergie persiste.
- Le lait de soja : aussi riche en protéines que le lait de vache, le lait de soja est donc tout aussi allergène. Il ne constitue donc pas une alternative efficace pour prévenir les allergies.

2.3 Que d'avantages !

Le lait maternel, ce n’est pas seulement l’alimentation idéale pour votre bébé : en ce qu’il veille sur sa santé et son bien-être, c’est aussi un peu son ange-gardien !

Sa composition s’adapte à ses besoins au fil du temps : le lait maternel se modifie au cours des jours d’allaitement.
- du premier au 4ème jour : le lait, appelé colostrum est riche en protéines, sels minéraux et vitamines pour nourrir le bébé… et en anticorps pour le protéger.
- du 4ème au 15ème jour : le lait de transition s’enrichit en graisses, glucose, vitamines, tandis qu’il s’appauvrit en protéines et sels minéraux.
- à partir de la 2ème semaine : le lait mature s’enrichit en lipides, évoluant ainsi aux besoins du bébé désormais armé contre les infections, et principalement demandeur d’énergie pour se développer !

Il facilite la digestion : idéalement dosé pour le bébé, le lait maternel n’entraîne pas de surcharge en protéines comme c’est le cas avec le lait de vache. Le système digestif du bébé connaît donc moins de problèmes de digestions.

Il renforce le système immunitaire : le lait maternel est riche en anticorps qui protègent le bébé des virus (comme celui de la poliomyélite) et des germes intestinaux responsables des diarrhées. Leur concentration est maximale dans le colostrum et diminue ensuite.

Il calme et rassure le bébé : Le lait maternel, c’est aussi le sein par l’intermédiaire duquel le bébé le consomme. Ce contact physique affectif et sensoriel apaise le bébé. Le lait lui-même contient par ailleurs des tranquillisants naturels qui favorisent l’endormissement du bébé après la tétée.

Il est toujours à bonne température : donc… pas de biberon à faire chauffer !

Il rééduque l’utérus : la tétée déclenche un réflexe de contractions utérines qui a pour conséquence d’aider l’utérus à retrouver sa taille normale.

Il réduirait les risques de cancer du sein : c’est la conclusion d’une très sérieuse étude statistique internationale menée en 2002, qui révèle que le nombre de cancers du sein est notoirement moins élevé chez les femmes qui allaitent que chez celles qui n’allaitent pas.

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 3. PROTEGER BEBE PENDANT L'ALLAITEMENT

3.1 Bien manger pendant l'allaitement

L’alimentation idéale pendant l’allaitement ? Un régime équilibré, sain et naturel. En un mot, on mange de tout et – surtout - on oublie les idées reçues !

Pendant l’allaitement, il est recommandé de manger pour deux.
FAUX.Une femme qui allaite produit environ 800 ml de lait par jour, ce qui lui coûte 500 à 600 kcal. Or, la nature étant bien faite, une bonne partie de cette énergie sera puisée dans les réserves… accumulées pendant la grossesse ! Donc, on garde son régime de croisière (celui de la grossesse) en fractionnant les prises de nourriture et en s’accordant au besoin une petite collation après les tétées.

 
Il faut éviter de manger certains aliments.
FAUX. Aux Etats-Unis, le chocolat est interdit pendant l’allaitement. En Italie, les mamas peuvent manger tout aliment blanc, du pain… au vin ! On l’aura compris : les tabous alimentaires relèvent surtout d’habitudes culturelles. Selon les nutritionnistes, les mamans peuvent manger de tout, en restant raisonnables. Ainsi choux et crudités ne favorisent-ils la diarrhée que consommés en trop grandes quantités. Quant à l’ail, au fenouil et autres asperges, ils parfument effectivement le lait, mais votre bébé pourrait en apprécier le goût… surtout si vous en dégustiez déjà lors de la grossesse.
Boire plus de lait ne sert pas à en fabriquer plus.
VRAI. L’important ? Fournir au bébé le calcium nécessaire à la solidification de son squelette. Et fort heureusement, il existe d’autres aliments à teneur élevée en calcium : le poisson en conserve, les céréales complètes ou encore les légumes verts.
 
Les mamans végétariennes peuvent elles aussi allaiter.
VRAI. Généralement, remplacer la viande par des produits laitiers ou des œufs permet de garder une nourriture équilibrée. Quand le régime (végétalisme et régime macrobiotique) ne contient aucun de ces aliments, on recommande de s’assurer un apport suffisant en vitamine B12 avec des compléments alimentaires.
 
Une bonne alimentation contient…
- Du fer pour que bébé fabrique sa masse sanguine : viande, légumineuses et céréales complètes
- Des acides gras essentiels (développement du cerveau) : poissons gras, huiles de colza et de noix
- Du calcium : produits laitiers, légumes verts feuillus, figues
- De la vitamine A au rôle essentiel pour le système immunitaire : beurre, foie et oeufs
- Des vitamines et minéraux : fruits et légumes, crus et cuits
3.2 Alcool et tabac

Tout passe dans votre lait : le bon comme le mauvais ! Pour la santé de votre enfant, mieux vaut donc éviter de fumer et de consommer de l'alcool pendant la durée de l'allaitement.

Allaitement et tabac
Néfaste pour la santé, la cigarette est à éviter en cas d’allaitement. Car :
- Fumer entraîne chez la maman une sécrétion lactée moins abondante et un taux de lipides plus bas,
- La nicotine passe dans le lait maternel, lui donnant au passage un goût prononcé, et peut provoquer chez le nourrisson une irritabilité et des troubles physiologiques.

Cependant, le lait maternel est toujours préférable au lait industriel, même si la maman fume. Dans ce cas, des mesures s’imposent pour protéger bébé : 
- limiter au maximum sa consommation,
- fumer loin de l’enfant et dehors pour ne pas enfumer la maison,
- fumer après la tétée - jamais avant - pour éviter une trop grande exposition à la nicotine.
 
Allaitement et alcool
Consommer chaque jour de l’alcool ? Non, bien évidemment. Boire une coupe de champagne ou un verre de vin de temps en temps ? Oui, et sans culpabiliser.
 
À savoir :
- La prudence reste de mise avec une consommation qui doit rester occasionnelle et modeste,
- L’alcool ne modifie pas la qualité du lait mais il peut gêner (voire bloquer, en cas de prise importante) le réflexe d’éjection.
- Il est recommandé d’allaiter juste avant de boire l’alcool, puis d’attendre trois à quatre heures pour la prochaine tétée. Autre alternative : tirer son lait auparavant pour le donner, si nécessaire, dans l’intervalle.

4. LA TETEE
4.1 Toute une technique ?

Allaiter son enfant est souvent un désir fort qu’ont les mamans qui font ce choix bien avant d’accoucher. Mais la volonté n’y suffit pas : une fois que le bébé est là, comment s’y prendre ?

La position idéale
Pour obtenir la position d’allaitement idéale, placez votre bébé face à vous, son nombril posé contre vous. Disposez son visage face à votre sein, en veillant bien à ce que son menton soit collé au sein; sa bouche sera ainsi bien dans l'axe du téton.

Les clés de la réussite
- Assurez-vous que votre bébé ouvre grand sa bouche, de manière à ce qu’il ne prenne pas seulement le mamelon mais aussi une partie de l’aréole (partie brune du sein).
- Quand vous amenez votre enfant à votre sein, faites en sorte que son menton touche le sein en premier, et non la bouche (ou le nez !). Pour y parvenir au mieux, présentez-le devant le sein de manière à ce que le mamelon pointe vers son palais plutôt que vers le milieu de sa bouche. L’orientation idéale est obtenue quand le bébé couvre plus d’aréole avec sa lèvre inférieure qu'avec sa lèvre supérieure.
- Ne vous souciez pas de sa respiration plus qu’il n’est nécessaire de le faire. Si votre bébé est bien positionné et prend correctement le sein, il respirera sans problème. S'il ne peut pas respirer, il lâchera le sein.
 
Commencez le plus tôt possible !
L'allaitement doit avoir lieu le plus tôt possible pour deux raisons :
- C'est pendant les premières heures de la vie du nouveau né que le réflexe de succion est à son maximum. L’enfant, qui sait spontanément téter jusqu'à la sixième heure de sa vie naissante, perd progressivement ce réflexe, qu’il ne retrouve que vers sa quarante-huitième heure. Si vous tardez trop, la première mise au sein sera difficile et pénible alors qu’elle est naturelle et spontanée juste après la naissance.
- La succion précoce provoquera chez la maman qui allaite l'installation rapide de la lactation par un effet de stimulation neuro-hormonale.
4.2 Suivez le guide !

Vous avez décidé d’allaiter votre enfant au sein mais n’avez aucune idée de la façon dont ça se passe ? Pas de panique ! Voici ce qu’il convient de savoir avant de lui donner le sein pour la première fois.

Quand lui donner le sein ?
Quand il a faim ! C’est à vous de vous adapter à ses besoins, qu’il manifeste avec son seul mode de communication : les pleurs et les cris. Ceci dit, rassurez-vous, les cycles de la faim d’un bébé sont relativement réglés et prévisibles, et vous prendrez vite un rythme régulier.

Combien de fois par jour ?
Un bébé tète entre 6 et 12 fois par tranche de 24 heures, séparées par des intervalles de temps à peu près réguliers (2 heures les premières semaines, 3 heures ensuite). Puisqu’il ne « fait ses nuits » qu’à partir de son deuxième ou de son troisième mois, le bébé réclame donc le sein ou le biberon en pleine nuit sans se soucier du sommeil de ses parents ! C’est ce que l’on appelle « la tétée de nuit » (fort heureusement, il n’y en a qu’une dans la majorité des cas !), qui survient en général vers les 2 heures du matin, et à laquelle il convient de se plier jusqu’à ce que votre enfant dorme toute la nuit.

Combien de temps ?
La durée idéale d’une tétée n’existe pas, et pour cause : certains bébés tètent rapidement et d’autres plus lentement, certains laits coulent plus vite que d’autres, certains bébés sont plus concentrés que d’autres… À titre indicatif, on considère qu’une tétée dure entre cinq et dix minutes et qu’aucun bébé en bonne santé n’a besoin de plus de vingt minutes pour satisfaire son appétit ; au delà, il convient donc de s’en ouvrir au pédiatre, car vous exposez vos seins à des risques de crevasses et de gerçures.

Un sein ou deux seins ?
Certaines mamans n’ont besoin que d’un seul sein pour allaiter, d’autres doivent utiliser les deux. La raison est simple : plus la capacité de stockage des alvéoles mammaires est élevée, plus le bébé peut se contenter d’un seul sein. Mais il faut également tenir compte de l’état des seins : s’ils sont tendus et lourds, il est nécessaire de les drainer souvent. Il est donc recommandé d’avoir recours aux deux seins même si un seul suffirait au bébé, au moins pour les premières semaines d’allaitement.

Quand passer d’un sein à l’autre ?
Si votre bébé tète beaucoup (dix fois par jour ou plus), proposez lui un sein à une tétée et l’autre à la suivante. S’il tète plus rarement (cinq ou six fois par jour), proposez lui systématiquement les deux seins à chaque tétée. En l’observant, vous remarquez qu’il tète à raison de trois ou quatre mouvements de succion pour un mouvement de déglutition. Le moment où il se met à augmenter le nombre de ses mouvements de succion est le moment de passer à l’autre sein, car celui sur lequel il tète n’a plus beaucoup de lait.

Comment savoir si la tétée se passe bien ?
La première chose à faire est de vous assurer que vous maîtrisez la bonne technique. Ensuite, quelques petits signes vous permettront de savoir si bébé mange convenablement et à sa faim :
- Vous sentez la pression de ses mâchoires et de sa langue sur votre téton : c’est une preuve qu’il a bien pris le sein en bouche.
- Ses oreilles et ses tempes bougent en cadence au rythme de ses mouvements de succion : c’est le signe que le mouvement est bon et qu’il tire le lait efficacement.
- Il déglutit régulièrement, tous les trois ou quatre mouvements de succion : si le rythme est régulier, c’est que c’est le bon !
- Il s’endort juste après avoir tété : c’est le signe qu’il a mangé à sa faim.
C'est douloureux ?

De l’avis de beaucoup de jeunes mamans, la tétée fait partie intégrante du plaisir maternel… À condition qu’elle ne soit pas douloureuse !

Une tétée qui fait mal, ce n’est pas normal !
La douleur n'est pas une conséquence naturelle et normale de l'allaitement. Il convient donc de la considérer comme un problème, qui nécessite une solution. Certes, les tétons sont sensibilisés par la succion exercée par le bébé, mais ce sentiment d'inconfort ne doit pas dépasser les premières secondes de la tétée. Si la douleur persiste, il convient d'identifier l'anomalie, qui peut avoir deux origines: 1. Le bébé tète dans une mauvaise position ou a un problème de succion, 2. Vous souffrez d'une mycose.

Le bébé est-il bien positionné ?
Si vous souffrez, c’est peut-être car votre bébé prend mal le sein dans sa bouche. En général, il a tendance à rectifier de lui-même sa position au fil de son « repas », si bien que votre douleur diminuera au cours de la tétée. Mais si elle persiste, c’est qu’il vous faut revoir les bases de la technique de la tétée !

Et si vous souffriez d’une mycose ?
Les mycoses sont en effet souvent la cause des douleurs du mamelon. Les symptômes en sont les suivants : la douleur, qui évoque un peu la brûlure, dure aussi longtemps que la tétée et se poursuit même parfois après. Elle peut aussi survenir brutalement et sans explication apparente pendant la tétée, alors que les précédentes n'étaient pas douloureuses. Les crevasses peuvent enfin être la conséquence d'une mycose, ce que votre médecin sera à même de confirmer ou infirmer.

Quelques mesures simples avant la tétée :- Vérifiez que votre bébé tète dans une bonne position
- Laissez sécher vos mamelons à l'air libre après chaque tétée
- Préférez les tétées courtes et fréquentes aux tétées longues et espacées dans le temps
- Massez vos seins avant la tété (ce qui aura pour effet de stimuler le réflexe d’éjection)
 
Pour ou contre les téterelles ?
Les téterelles sont des morceaux de silicones qui peuvent éventuellement servir en cas de tétée douloureuse. Placées sur le mamelon, elles permettent au bébé de recevoir le lait tout en atténuant l’inconfort de la prise du sein. Mais cette solution comporte quelques risques dont il vous appartient de mesurer l’importance : d’une part, la production de lait est moindre, et d’autre part, les automatismes de succion du bébé s’en trouvent modifiés, ce qui peut le conduire à une dépendance vis à vis de cet accessoire.
4.3 Le sevrage

Si on lui demandait son avis, un bébé allaité au sein se laisserait volontiers nourrir toute sa vie par ce biais ! Pour l’en déshabituer et passer au biberon avant les petits pots, il faut le sevrer. Oui, mais comment faire ?

Le sevrage : qu’est-ce que c’est ?
Le sevrage désigne l'arrêt progressif de l'allaitement au sein. Il implique pour le bébé de se déshabituer du lait maternel, dont il n'a plus besoin, et du sein de sa mère, qu'il va devoir remplacer par un biberon.

À quel âge ?
Il n'y a pas d'âge spécialement requis pour sevrer un bébé qui a été allaité au sein. L'essentiel est de ne pas commencer son sevrage avant ses trois mois (car les trois premiers mois de sa vie, il a besoin de toutes les richesses du lait maternel pour se construire) et de ne pas attendre au delà de son neuvième mois (car il serait alors psychologiquement difficile au bébé de faire son deuil du sein).
Comment débuter un sevrage ?
Le processus est assez simple : identifiez la tétée la moins abondante de la journée, et remplacez-là par un biberon de lait premier âge. Renouvelez l'expérience quelques jours, jusqu’à ce que votre enfant manifeste des signes clairs qu’il s’est habitué à ce nouvel objet. Remplacez alors une seconde tétée dans la journée par un allaitement au biberon... et ainsi de suite jusqu'à l'arrêt complet de l'allaitement au sein !

Combien de temps le sevrage doit-il durer ?
Les pédiatres recommandent pour le sevrage une durée variant entre deux et trois semaines. C'est le temps qu'il faut en général au bébé pour s'habituer à son nouveau mode d'alimentation, mais aussi celui qui vous conduira en douceur vers la fin de l'allaitement : puisque la production de lait est stimulée par les tétées, sa fin sera d'autant moins brutale pour votre organisme que le sevrage sera progressif. 
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Commentaire (1)

1. nathalie Le 15/09/2008 à 15:37

j'ai trouvé le cours sur l'alaitement supper intéressant,nayant pas pu alaiter moi-méme ce cours ma permi de comprendre les differantes étapes de l'alaitement .bon courage a jessou qui veut essayer .bisous
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Dernière mise à jour de cette rubrique le 14/09/2008